Francis Joyon - L'aventure continue
La Mauricienne - Record Océanique France » île Maurice
Actualités
Jeudi 12 novembre 2009
PREMIERS MOTS ET PHOTOS DE FRANCIS JOYON LORS DE SON ARRIVÉE
Parti le samedi 17 octobre de Port Louis en France (Morbihan), à l'assaut de ce nouveau record entre la France et l'île Maurice (océan Indien) Francis Joyon est arrivé ce jeudi 12 novembre à 16 heures, 03 minutes et 45 secondes (heure française). Quelques 10 304 milles nautiques parcourus en 26 jours, 4 heures, 13 minutes et 29 secondes, à la vitesse moyenne de 16,40 nœuds. Premiers mots du marin trinitain lors de son arrivée à l'île Maurice :
+Dépêches
Jeu 12 Nov 14h18
Vacation du jour avec Francis Joyon. Ecoutez la vacation du jour avec Francis Joyon - 27ème jour de course.
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Mer 11 Nov 13h21
Vacation du jour avec Francis Joyon. Ecoutez la vacation du jour avec Francis Joyon - 26ème jour de course.
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Mar 10 Nov 12h32
Vacation du jour avec Francis Joyon. Ecoutez la vacation du jour avec Francis Joyon - 25ème jour de course.
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Cartographie
+Construction
Le premier multicoque géant construit en infusion.
La construction du nouveau trimaran géant de Francis Joyon a été confiée à la société Marsaudon Composites, qui affiche une vaste expérience dans le domaine des grands multicoques. Spécialisée dans la réalisation de moules pour bateaux de grande croisière et de course océanique, l’entreprise est installée, depuis 2001, au cœur de l’ancienne base des sous-marins de Lorient. Très impliquée dans le domaine du 60 pieds, l’équipe a notamment réalisé les moules de coques des trimarans Fujifilm, Gitana X et XI, Brossard, ou encore Geronimo.

La société Lorima, le plus important fabricant français de mâts carbone de course a construit l’espar tout carbone de 32 mètres, ainsi que la bôme.
C’est une grande première dans le domaine du grand multicoque de course, car IDEC sera construit en infusion et non en carbone pré-imprégné. Cette technique consiste à disposer les tissus de carbone et la mousse du sandwich dans un moule. L’ensemble est ensuite recouvert d’une membrane. On fait le vide d’un côté et ce vide aspire de la résine qui entre à l’autre extrémité. Lorsque la résine est arrivée à recouvrir tous les tissus, on laisse durcir. Il suffit alors de terminer avec une post-cuisson à 60°. Le rapport rigidité poids est un peu inférieur à celui du pré-imprégné, mais cela permet de faire des bateaux moins chers, plus facilement réparables et modifiables. En termes d’économie par rapport au pré-imprégné, le gain est quasiment de 50% pour des grands bateaux comme IDEC.

ITW de Samuel Marsaudon, PDG de Marsaudon Composites : « C’est la première fois que nous réalisons une telle unité de compétition, un multicoque géant, selon la technique de l’infusion. Nous avons pris le temps d’expérimenter et de valider nos « process » avant de nous lancer sur un voilier de cette taille. Ce bateau est véritablement pionnier dans son approche technologique. Il a fallu adapter notre structure à sa taille et à ce modèle de fabrication. Nous sommes parvenus à une grande qualité de fabrication sur chaque grande pièce. Nous avons sans cesse cherché à optimiser les outillages afin de rester dans le cadre des contraintes économiques du projet. Ce fut là aussi un vrai challenge pour standardiser outils et procédés...»
Les avantages de l’infusion sont nombreux. Ce procédé permet notamment d’obtenir des pièces de grande dimension avec un taux de renfort plus élevé et un coût d’outillage réduit. Ce système fermé permet aussi de réduire les émissions de composés organiques volatils, tels que le styrène et limite le contact des opérateurs avec la résine.
D’autre part, la réalisation d’une pièce nécessite de maîtriser les différents paramètres régissant ce procédé (niveau de vide, injection, viscosité et vitesse d’infusion de la résine) afin d’éviter des zones mal imprégnées. Les résines utilisées doivent être nécessairement adaptées à la perméabilité des renforts et le succès d’une fabrication nécessite souvent un certain nombre d’essais au préalable.


